Éveiller, Comprendre, Libérer.
Pour ne plus transmettre ce qui vous a détruit.

Pendant longtemps, j’ai été en profond décalage avec un certain nombre de discours autour des relations dites « toxiques ».
Ces injonctions à couper, à fuir, à se débarrasser rapidement des personnes qui nous font souffrir.
Non pas parce que je refusais l’idée de me protéger, mais parce que quelque chose, intérieurement, résistait.
Je n’arrivais pas à être en résonance avec cette logique de fuite présentée comme une solution.
Elle me semblait antinomique avec ce que j’avais vécu, observé, et expérimenté dans ma propre vie.
Ce que j’ai compris au fil des années, c’est que fuir une relation ne fait pas disparaître ce qu’elle vient toucher en nous.
Au contraire.
Chaque fois que j’ai mis de la distance, coupé un lien, ou tourné le dos à une relation sans avoir compris ce qu’elle venait réveiller, j’ai vu le même scénario se représenter ailleurs.
Sous une autre forme.
Avec une autre personne.
Parfois avec plus d’intensité.
Ce n’est pas une théorie.
C’est une observation répétée, vécue, éprouvée.
Pour moi, fuir quelque chose, c’est souvent le condamner à revenir autrement.
Je crois profondément que nous ne rencontrons personne par hasard.
Je crois que les relations, y compris les plus inconfortables, ont une fonction dans notre parcours.
Non pas pour nous faire souffrir gratuitement, mais pour nous révéler quelque chose de nous-mêmes.
Une blessure.
Une limite mal posée.
Un manque de solidité intérieure.
Un ancien mécanisme de survie encore actif.
Je crois aussi que ces relations ne sont pas là uniquement pour ce que nous avons à recevoir, mais aussi pour ce que nous avons à transmettre.
Comme un accord tacite, souvent inconscient, qui dure tant que l’enseignement n’est pas intégré.
Tant que ce travail n’est pas fait, le lien persiste, se répète, ou se recompose ailleurs.
Là où je ressens aujourd’hui un vrai désaccord avec certains discours, c’est dans l’idée que la toxicité serait uniquement extérieure.
Comme si elle appartenait exclusivement à l’autre.
Bien sûr, certaines personnes sont manipulatrices, violentes, dangereuses.
Je ne nie pas cette réalité.
Mais ce que j’ai appris, c’est que la relation devient toxique à partir du moment où elle trouve un point d’impact en nous.
Un endroit non sécurisé.
Une blessure encore ouverte.
Une limite que nous n’arrivons pas à tenir.
Cela ne signifie pas que nous sommes responsables de la violence.
Cela signifie que nous avons une part de responsabilité dans la manière dont elle continue à nous atteindre.
À un moment donné, une question s’est imposée, de manière très inconfortable mais nécessaire :
Et si l’enjeu n’était pas de changer l’autre, ni de le fuir, mais de comprendre pourquoi cette relation a autant de pouvoir sur moi ?
À partir de là, le regard change.
On ne cherche plus à éliminer la relation.
On cherche à comprendre ce qu’elle vient révéler.
Pourquoi est-ce que cela me touche autant ?
Où est-ce que je me trahis ?
Qu’est-ce que je tolère qui ne devrait plus l’être ?
Quelle blessure est encore active ?
Je ne dis pas que couper un lien est toujours une erreur.
Ce serait malhonnête.
Car sur le moment, cela peut être le seul moyen de se protéger.
J'ai moi aussi, du mettre fin à une relation, notamment dans ma sphère familiale, parce qu’elle était devenue dangereuse pour moi, physiquement et psychologiquement.
Et j’ai longtemps été en conflit intérieur avec cette décision.
Parce que je sais aussi, par mon travail et par ma compréhension du transgénérationnel, que les ruptures de lien ont un impact.
Sur soi.
Sur la lignée.
Sur les générations suivantes.
Aujourd’hui, je le vois autrement.
Je ne crois pas que cette rupture était la solution idéale, c'était une solution d'urgence, à un moment clé.
Mais je crois qu’elle était le reflet d’un point précis de mon chemin : celui où je n’avais pas encore les ressources suffisantes pour que cette relation cesse d’être toxique pour moi.
Et cela change tout.
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Je ne crois plus que la meilleure protection consiste à couper des liens.
Je crois que la protection la plus profonde consiste à se transformer soi-même.
À identifier précisément ce que la relation vient activer.
À consolider ses limites.
À désactiver les blessures sur lesquelles elle appuie.
Lorsque ce travail est fait, quelque chose de très différent se produit :
les relations qui ne sont plus ajustées s’éloignent d’elles-mêmes.
Sans lutte.
Sans fuite.
Parce qu’elles ne trouvent plus de prise.
Ce que je crois aujourd’hui, et que je vérifie encore et encore dans les parcours que j’accompagne, c’est qu’avant toute décision radicale, il existe une étape souvent négligée, mais pourtant essentielle : celle de la conscientisation.
Prendre le temps d’observer la relation.
De ressentir ce qu’elle active réellement.
De comprendre où elle appuie, et pourquoi.
Et de voir, avec honnêteté, ce qui peut être ajusté en soi avant de déplacer le problème à l’extérieur.
Non pas pour sauver une relation à tout prix.
Mais pour ne plus la subir aveuglément.
Car tant que ce travail n’est pas engagé, le risque est grand de confondre protection et évitement, et de voir se rejouer ailleurs, sous une autre forme, ce qui n’a pas encore été traversé intérieurement.
C’est précisément pour cela que j’ai créé la Communauté.
Pas comme un espace de réponses toutes faites, ni comme un lieu où l’on vous dira quoi faire, mais comme un espace d’exploration consciente, sécurisée et progressive.
Un espace pour apprendre à reconnaître si un lien est réellement toxique pour vous, ce qu’il vient révéler, et à partir de là, retrouver une juste position intérieure.
Avant de couper.
Avant de fuir.
Avant de décider.
Si ce questionnement résonne en vous, alors la porte est ouverte.
Parce que tant que ce travail n’est pas fait, le lien coupé risque simplement de se rejouer ailleurs.
Rejoins la communauté, et découvre un guide d'exploration pour comprendre ce qui se joue dans tes relations.

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